SAGESSE AMERINDIENNE

Soyez heureux afin de vivre vieux les soucis

vous rendent malade se mettre en colère est une

mauvaise habitude si l'innocent ne se met pas en colère

il vivra longtemps celui qui a quelque chose à se reprocher,

perdra la santé à cause de ses pensée négatives s'il est vrai

que le bonheur est bon il est également source de santé.

Traditionnel (hopi)



Un homme peut bien faire des choses mystérieuses

mais aucun n'a jamais été capable de trouver qui

commande au ciel et à la lune,ni au changement des

saisons,l'homme peut bien exécuter les plus

merveilleuses actions,il peut bien fabriquer les objets

les plus magnifiques,ils ne seront pas comparable à

l'oeuvre de la nature,quand les saisons changent,nous les

regardons comme un don du soleil qui est le plus fort

de tous les pouvoirs mystérieux et sacrés Anonyme (téton sioux)



Portrait d'un indien

Enfant, je savais donner; j'ai oublié cette grâce depuis que je suis devenu civilisé.
J'avais un mode de vie naturel alors qu'aujourd'hui, il est artificiel.
Tout joli caillou avait une valeur à mes yeux; chaque arbre qui poussait était un objet de respect.
Maintenant, je m'incline avec l'homme blanc devant un paysage peint dont on estime la valeur en dollars.

Extrait de 'L'âme de l'indien'
Ohiyesa, écrivain indien contemporain


# Posté le mardi 21 août 2007 14:35

Modifié le mardi 21 août 2007 15:04

SAGESSE AMERINDIENNE

                                                       SAGESSE AMERINDIENNE
Etre né homme sur cette terre,est une charge sacrée

nous avons une responsabilité sacrée,du fait de ce présent

exceptionnel qui nous à été fait,bien au dessus du beau cadeau

qu'est la vie des plantes des poissons,des forets,

des oiseaux,et de tous les êtres qui vivent sur terre,

nous nous devons de prendre soin d'eux

audrey shenandoah (onondaga)

# Posté le mardi 21 août 2007 14:19

PTÊSAWIN, LA FEMME BISON BLANC

 PTÊSAWIN, LA FEMME BISON BLANC
C'était de très nombreux hivers avant le Grand Chagrin (le 14 octobre 1492) et la famine sévissait dans la tribu du chef Hehloghéca Najin (Haute Corne Creuse). Ce jour-là, deux chasseurs étaient en quête de gibier lorsqu'une femme leur apparut. Elle marchait sans sembler toucher le sol, toute vêtue de blanche peau de daim. L'un des hommes, en la voyant si belle, ne put s'empêcher d'avoir des pensées impures et en fit part à son ami qui le réprimanda car, assurément, cette femme-là était Wakan (sacrée) et de telles pensées étaient indignes d'elle. Néanmoins, ils s'approchèrent. Elle les attendait, fière et grave dans sa beauté, un sac à franges sur le dos. Puis son regard se posa sur le chasseur aux intentions irrespectueuses et un épais brouillard tomba sur lui. Lorsqu'il se fut dissipé, il ne restait plus de l'homme que ses os. La femme s'adressa alors à l'autre chasseur et lui dit de rentrer au camp pour lui faire construire une loge, afin qu'elle puisse prier devant toute la tribu réunie. Il obéit. Tout le monde, au campement, se mit au travail. Lorsque la loge fut dressée, toute ronde et de peaux recouvertes, la femme arriva. On la fit entrer dans le tipi de cérémonie où le chef l'attendait. Elle sortit alors de son sac une longue pipe dont elle assembla les deux morceaux et dit : « Le fourneau rouge de la pipe est le sang des Indiens, le sang d'une femme. Le tuyau est le souffle de l'homme. Ensemble ils assurent la pérennité des générations futures. Si la pipe est perdue, ce sera la fin du peuple lakota. » Elle ajouta qu'avec la Cannunpa (la pipe sacrée) et les prières, les v½ux, toujours, s'accompliraient. Pour cela, sept cérémonies seraient nécessaires, sept comme les sept feux du Conseil, sept comme les couleurs de l'arc-en-ciel, sept, symbole de la perfection cosmique et du temps qui accomplirait, sur sept générations, sept cycles de vie. Le bison a quatre pattes et son corps est couvert de fourrure. Elle précisa qu'à chaque début de cycle le bison perdrait un poil, et une patte à chaque âge. Lorsqu'ils seraient tous tombés, alors les eaux monteraient à nouveau et ce serait la fin des cycles et de l'âge de l'homme. Puis elle apprit au chef la première des sept cérémonies sacrées : la garde de l'âme. Elle lui dit que les six autres rites à accomplir lui seraient révélés en temps voulu : l'onikaghé (la loge à sudation), l'hanbléceyapi (la quête de la vision), la wiwanyak wacipi (la danse face au soleil), l'hunkapi (la parenté), la isnala awicalowan (le rite de puberté des jeunes filles) et le lancement de la balle. La femme Wakan dit, pour finir, à Haute Corne Creuse qu'il serait désormais le gardien de la pipe et qu'elle était sacrée. Ptêsawin ajouta qu'elle devait s'en aller mais, qu'à travers la pipe, elle serait toujours là et qu'à la fin des âges, elle reviendrait. Après avoir fait le tour de la loge dans le sens du soleil, elle sortit. Tous la virent s'éloigner puis s'asseoir. Lorsqu'elle se releva, elle s'était transformée en un jeune bison brun qui, après avoir fait quelques pas, se roula au sol puis se redressa. Tous virent qu'il avait changé de couleur : son pelage était tout à fait blanc. Il caracola puis se coucha une fois de plus. Quand il se releva, il était devenu noir. Il s'inclina devant les quatre directions et disparut enfin aux yeux de tous, par-delà les collines.

Avec l'évocation de Ptêsawin, on comprend mieux le rôle de la pipe et de son gardien, garant de l'avenir des Lakota pour que les prédictions annoncées ne s'accomplissent pas. Pour Arvol Looking Horse, on peut craindre qu'après le massacre de Wounded Knee, qui a marqué la fin d'un temps, le réchauffement de la planète n'ait pour conséquence la montée des eaux prédite par la femme Bison Blanc.



# Posté le mardi 21 août 2007 13:33

Modifié le mardi 21 août 2007 14:05

Communiqué Indiennes de notre amie Oka

     Communiqué  Indiennes   de  notre  amie   Oka
C'est devant la grande banderole rouge, réclamant la libération de Leonard Peltier, que s'est tenue la conférence d'Arvol Looking Horse, 19 ème gardien de la pipe sacrée des Lakota, et de son assistante, Paula Horn, présentée et traduite par Francis Geffard, directeur littéraire de la collection Terre indienne aux éditions Albin Michel. Pour cette soirée exceptionnelle, la grande salle du CICP était comble et plus de 130 personnes s'étaient déplacées, parfois même de province, pour y assister .

Arvol Looking Horse En premier lieu, Paula Horn nous a présenté le documentaire filmé de Marco Mascarin, sur sa rencontre avec Arvol Looking Horse à l'aéroport d'Aman, en Jordanie, peu de temps avant la guerre du Golfe. Plusieurs signes lui annonçaient déjà l'imminence d'un danger, notamment le rêve prémonitoire d'un nuage noir planant sur le monde, qu'un de ses amis avait fait. Suite à ce rêve de mauvais augure, Arvol Looking Horse et Paula Horn ont entrepris une tournée de 10 ans pour propager les enseignements de la femme Bison Blanc et ses messages de paix. En effet, depuis les années 1990, l'harmonie de la terre semble être brisée, ramenant à la mémoire lakota les prédictions de Ptêsawin, dont le documentaire nous parle.

La projection a été suivie de la présentation d'Arvol Looking Horse par Francis Geffard. Né en 1954, à Cheyenne River, initié par ses grands-parents aux enseignements de Ptêsawin dans sa langue maternelle, il est devenu, dès l'âge de 12 ans, le 19 ème gardien de la pipe sacrée. Depuis 1966, il voue sa vie à la défense de la culture lakota et de la paix, et son action s'étend bien au-delà des réserves indiennes, dans le monde entier.
Après avoir mis sa coiffe de plumes d'aigle, il a pris la parole et expliqué l'urgence de sa mission, suite au rêve de son ami. C'était en 1986. La première chevauchée sur le lieu de mort du chef Hunkpapa Tatanka Iyotaké (Bison Assis) venait de se dérouler, comptant 13 cavaliers. Arvol Looking Horse y avait représenté son peuple pour rétablir l'harmonie du cercle sacré, brisé à Wounded Knee. Puis, en 1990, cent ans après, jour pour jour, il a mené la commémoration du massacre du 29 décembre 1890 où 300 minéconju, conduits par le chef Big Foot (Grand Pied), ont trouvé la mort sous les balles du 7 ème de cavalerie. Cankpé Opi : la fin d'un rêve.

La mission d'Arvol Looking Horse

Héritier de la tradition orale lakota qui, de génération en génération, a été transmise du monde animal aux hommes, le gardien de la pipe sacrée et de la morale ancestrale de Ptêsawin a pour mission de propager dans le monde entier ce que lui dicte son c½ur et de rétablir l'harmonie et la paix.

Les Navajo ont été les premiers Indiens à se rendre aux Nations Unies pour parler du réchauffement de la planète. Depuis, les situations écologiques et politiques de la terre n'ont fait qu'empirer et les catastrophes climatiques se succèdent, comme si les prédictions de Ptêsawin se réalisaient. En 1998, Arvol Looking Horse a participé à une rencontre avec la NASA au sujet du réchauffement de la planète et auguré que, 20 ans plus tard, la situation deviendrait catastrophique. Mais la terrible réalité est déjà là, il faut agir, et sans tarder, pour que nos enfants et leurs enfants puissent encore vivre sur la terre. Le constat de ces 100 dernières années est alarmant : les maladies, les suicides, le malaise d'une jeunesse qui ne peut croire à aucun avenir, l'instabilité sociale et politique du monde et la dégradation de l'environnement sont les conséquences de la civilisation occidentale. L'homme est le seul responsable, le pire des prédateurs !

Le Dalaï Lama, qu'Arvol Looking Horse a rencontré à Boston en 1994, l'a fortement impressionné, par la richesse de son esprit et la force spirituelle pleine de sérénité que sa seule présence dégage. La nécessité de rassembler les hommes pour prier, non seulement pour le peuple indien mais pour la terre entière, s'est alors imposée à Arvol, et le solstice d'été a symboliquement été choisi comme jour de prière commune annuel. Le 21 juin 1996, a eu lieu la première de ces célébrations et c'est pour amener tous les hommes à se réunir chaque année, ce jour-là, et à prendre conscience de l'urgence d'agir pour retrouver l'unité et l'harmonie et arrêter de tuer la terre, qu'Arvol Looking Horse et Paula Horn effectuent cette tournée mondiale.

Rassembler " les gens de bonne volonté" sur tous les lieux sacrés qui sont les " chakras" de la terre, les points énergétiques primordiaux et, ainsi, redonner vie à la terre-mère qui est malade et que, seule, la puissance de la force spirituelle de tous les hommes réunis peut guérir. Aussi, le 21 juin, tandis que le peuple lakota se réunira dans les Black Hills sous la direction spirituelle d'Arvol Looking Horse, le monde entier devra-t-il aller prier dans les églises, les temples, les synagogues et les mosquées, tous ensemble au même moment, pour que l'aura de l'énergie humaine puisse réparer la couche d'ozone et sauver la planète. C'est sur cette exhortation que le 19 ème gardien de la pipe a terminé sa conférence, nous laissant face à une question : l'énergie spirituelle peut-elle vraiment accomplir des miracles et rétablir l'harmonie que des siècles de civilisation occidentale ont détruite ?

Le seul message à retenir est celui de la terre

Après nous avoir rappelé que, contrairement à un homme politique, il n'a pas été élu pour le temps d'un mandat et que sa mission lui a été transmise par le sang et pour la vie entière, Arvol Looking Horse a demandé aux personnes de l'assistance, qui avaient lu Le National Geographic de septembre dernier, de lever la main. Il a précisé qu'une photo de lui avec toute sa famille y figure, ce qui montre bien l'importance du gardien de la pipe.

Puis il a répondu à quelques questions et Paula Horn est intervenue pour ajouter qu'elle croit fermement à l'action de la nouvelle génération. Prenant sa fille pour exemple, elle a affirmé l'importance des projets de la jeunesse indienne. Puis elle a remercié l'assistance d'être venue et s'est excusée de devoir déjà s'en aller, car Arvol Looking Horse avait des obligations de la plus haute importance. Elle a malgré tout répondu rapidement aux dernières questions, affirmant, pour clore le débat, que le seul message à retenir est celui de la terre. Après un ultime chant lakota, ils ont tous deux offert une séance de vente dédicacée du livre White Buffalo teaching , donné l'adresse de leur site Internet et accepté la recette intégrale de la soirée que la CSIA avait récoltée. Celle-ci aidera à organiser la grande célébration du solstice d'été du 21 juin prochain. Car, même si la force de la prière universelle peut, selon Arvol Looking Horse, sauver la terre, le poids de mazaska (le métal blanc) n'est pas à négliger, même pour le saint homme qu'est le gardien de la pipe sacrée de Ptêsawin. Nous tenons encore à le remercier d'avoir accepté la modeste contribution des 130 personnes venues du pays entier, pour entendre un discours si plein de bonnes intentions.

# Posté le mardi 21 août 2007 13:27

HISTOIRE PAYOT !

                                                                       HISTOIRE  PAYOT   !
Le nom

(Histoire/Payot) Mato Najin (Ours Debout) raconte :

Le père de mon père était un chef et passait pour un homme très brave dans les combats avec les autres tribus ; il avait capturé de nombreux chevaux à la robe tachetée. Ainsi, lorsque mon père naquit, on lui donna le nom de Cheval Tacheté. Il garda ce nom jusqu'à ce qu'il soit assez âgé pour t on me proposa comme chef parce que j'étais assez courageux pour faire face à l'ennemi même s'il était prêt à tirer sur moi. Et je fus élu chef avec le nom d'Ours Debout.
gagner son propre nom.
Il me raconta un jour comment il avait reçu celui d'Ours Debout :

Un éclaireur de chasse ayant rapporté la nouvelle que les Pawnies étaient sur nos terres et tuaient notre gibier, tous les braves se préparèrent au combat. Nous savions quel redoutable ennemi nous allions rencontrer : le Pawnie manie habilement arc et flèche. Même renversé sur le dos, il faut s'attendre à ce qu'il ait une flèche toute prête à vous décocher.

Nous parcourûmes une grande distance. Arrivés au sommet d'une colline nous pûmes apercevoir les Pawnies dans la vallée. Ils venaient de faire grande hécatombe de bisons. Ils étaient très occupés à dépecer les bêtes qu'ils avaient tuées. Quand les Pawnies nous virent venir, ils se dispersèrent. Comme je me rapprochais des nôtres, je remarquai un groupe vers lequel je poussai mon cheval pour voir ce qui s'y passait.

Arrivé, je vis les Sioux entourant un Pawnie. Son cheval s'était échappé au cours de l'action et il était à pied. Malgré cela il avait son arc et des flèches à la main et il défiait n'importe lequel des Sioux d'approcher. Il était de haute taille et de grande bravoure. Si une flèche et le blessait, il l'arrachait et la jetait au loin. Si la flèche le manquait, il la ramassait et défiait les Sioux d'approcher.

Je leur demandai si l'un d'eux avait déjà frappé cet adversaire. Ils dirent que non. Cet homme paraissait avoir une telle force et une telle puissance qu'ils avaient peur de lui. Je dis alors que j'allais l'attaquer. J'assurai mon bouclier devant moi et m'armai seulement de ma lance. Le Pawnie, une flèche fixée à son arc, se tenait tout prêt à me recevoir, mais, poussant mon cheval vers lui, je lui portai un coup avec ma lance. L'homme me décocha une flèche qui, déviant sur mon bouclier, vint s'enfoncer dans les muscles de mon bras gauche.

Derrière moi venaient Corbeau Noir, Corbeau Chien et Cheval À Une Seule Oreille. Tous les quatre avions frappé cet adversaire, mais j'avais été le premier. Le Pawnie avait blessé chacun de nous ; il s'était montré si courageux que nous nous retirâmes du lieu du combat, lui laissant la vie sauve. Je m'évanouis.

Tous les guerriers chantèrent mes louanges en rentrant au village. On donna une grande danse de victoire et de grands honneurs me furent rendus. Au Conseil suivant on me proposa comme chef parce que j'étais assez courageux pour faire face à l'ennemi même s'il était prêt à tirer sur moi. Et je fus élu chef avec le nom d'Ours Debout.
Au combat, mon père était toujours au premier rang. Aussi à ma naissance me donna-t-on le nom de Beaucoup Tué parce qu'il avait tué beaucoup d'ennemis.

# Posté le lundi 20 août 2007 09:50

Modifié le lundi 20 août 2007 10:00