Prière de l'Indien
Ô GRAND ESPRIT, dont la voix se fait entendre dans le vent et qui d'un souffle anime tout l'univers, écoute-moi. Je suis un de tes enfants, petit et faible. J'ai besoin de ton aide et de ta sagesse
Que mes oreilles soient attentives à ta voix. Que mes yeux contemplent à jamais la splendeur d'un soleil couchant. Que mes mains respectent ta création. Rends-moi sage afin que j'apprenne ce que tu as enseigné à mon peuple: la leçon cachée en chaque feuille, sous chaque rocher.
Je demande la force, non d'être supérieur à mes frères, mais de combattre mon plus grand ennemi: moi-même. Fais que je sois toujours prêt à venir à toi les mains sans taches, le regard limpide. Quand ma vie s'éteindra comme un soleil couchant, je veux que mon âme puisse aller vers toi avec confiance.
Tahca Ushte (Lakota) :
Ne faites pas de mal aux arbres, ni à la terre, ni à la mer !
Cadete (Apache) :
Vous, les Blancs, dès votre enfance vous apprenez à travailler dur et, devenus des hommes, vous construisez des villes et toutes sortes de choses magnifiques. Et puis vous mourez, laissant tout cela derrière vous. Nous appelons cela de l'esclavage. Nous, les Indiens, nous sommes libres comme l'air. Les rivières, les bois, les plaines nous donnent tout ce dont nous avons besoin. Nous ne voulons pas devenir des esclaves.
Cochise (Apache) :
Parlez-nous franchement, que vos paroles atteignent notre coeur comme la lumière du soleil.
A. Etcitty (Dineh) :
On m'a appris que c'était une chose juste de posséder ce que l'on a. Mais si on commence à avoir trop, cela montre que l'on ne se préoccupe pas des siens comme on le devrait. Si l'on devient riche, c'est qu'on a pris des choses qui appartiennent à d'autres. Prononcer les mots "Indien riche" revient à dire "eau sèche".
Luther Ours Debout (Lakota) :
Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres infinis n'étaient pas sauvages à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature "sauvage", et pour lui seul la terre était "infestée d'animaux sauvages" et de "peuplades sauvages". A nous la terre paraissait douce; nous étions comblés des bienfaits du Grand Mystère.
Conseil des Haudenosaunee, 1977 :
Il faut que les peuples qui vivent sur cette terre dépassent le concept étroit de "libération de l'homme" et qu'ils commencent à voir que cette libération doit être étendue à l'ensemble du monde naturel. Ce qu'il faut, c'est libérer toutes choses qui entretiennent la vie - l'air, l'eau. les arbres, tout ce qui entretient la trame sacrée de la vie.
Tatanka Yatanka (Sitting Bull) :
"Il y a chez vous des personnes richissimes et des personnes qui souffrent de la faim. Chez nous, si quelqu'un a faim c'est parce que nous sommes tous affamés. Chez vous un homme est d'autant plus important qu'il peut étaler le plus de possessions, d'avoir, chez nous un homme compte par ce qu'il est et ce qu'il donne. Moi je suis trés important parce que malgré mes pouvoirs, je ne possède rien..."
Rencontre de trois Hurons avec le roi de France en 1562 rapportée par Montaigne :
"...Les sauvages furent trés étonnés en constatant que parmi les français, il y avait des hommes repus et pourvus de tout le confort tandis que d'autres mendiaient à leur porte, décharnés et affamés, et qu'ils supportaient de telles injustices sans égorger les riches et incendier leurs
maisons..."
Sitting Bull :
Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage. Nous ne pouvons vivre côte à côte.»
( Discours prononcé en 1875 )
Chef Joseph :
«Tous les hommes ont été créés par le même Esprit Divin. Nous sommes tous frères. Notre terre est la mère de tous les êtres humains, et tous devraient bénéficier de ses bienfaits de manière égale. Je sais que nous autres, Indiens, devons changer... Nous voulons seulement avoir les mêmes droits que les autres hommes, nous voulons être comme faisant partie de l'humanité. Et lorsque l'Indien sera traité par l'homme blanc comme tout autre être humain, alors nous ne connaîtrons plus la guerre. Nous aimerions être les enfants d'une même et seule famille sous un seul et unique ciel entouré du même pays, et nous prions pour que cela advienne.»
Oren Lyons ( Iroquois onondaga, années 80 ) :
L'homme croit quelquefois qu'il a été créé pour dominer, pour diriger. Mais il se trompe. Il fait seulement partie du tout. Il fait seulement partie du tout. Sa fonction ne consiste pas à exploiter, mais à surveiller, à être un régisseur. L'homme n'a ni pouvoir, ni privilèges, seulement des responsabilités .