POW - WOW

POW-WOW


Le mot «pow-wow» est d'origine algonquine et faisait référence initialement à un conseil ou un rassemblement où la danse n'avait pas nécessairement sa place. Les pow-wow sont des rassemblements d'Amérindiens durant lesquels ils célèbrent la danse, le chant, la famille élargie et les traditions tribales.

De nos jours, on retrouve deux types principaux de pow-wow: traditionnel et de compétition. Dans les deux cas, il y a toujours de la danse. Les pow-wow traditionnels sont les plus informels. Il n'y a pas de compétition. Les équipes de danseurs et de joueurs de tam-tam reçoivent parfois un petit montant d'argent pour couvrir leurs dépenses. Les cérémonies, tel que «l'hommage spécial», sont une partie importante du processus. Un conseil tribal organise généralement les pow-wow, bien qu'une famille ou un individu puisse en commanditer un. Par exemple, les descendants du champion olympique sauk Jim Thorpe ont commandité un pow-wow cérémoniel le 26 mai 2001 qui a eu lieu dans l'édifice communautaire Sac & Fox à Stroud en Oklahoma, pour célébrer sa vie et son oeuvre.


Les pow-wow de compétition offrent d'importants prix en argent aux gagnants de chaque catégorie. Les groupes de joueurs de tam-tam compétitionnent également pour des prix en argent. Hommes et femmes sont invités à participer, généralement dans des événements distincts. Un maître de cérémonie supervise le processus. Les danseurs so
nt évalués pour leur style et leur forme, leur habillement et leur habileté à gar
der le tempo avec les tam-tams et à s'arrêter sur le battement final. Les juges changent pour chaque catégorie. Ils sont choisis pour leurs connaissances approfondies de la danse et du tam-tam. Il n'en coûte rien pour assister aux pow-wow de compétition tenus dans les réserves et tous y sont conviés. Ceux qui sont organisés dans les grandes villes peuvent attirer jusqu'à 40 000 spectateurs. Ils sont ouverts à tous moyennant des frais d'admission. Les danseurs de pow-wow portent des habillements (jamais appelés costumes) raffinés qui ont demandé des heures de travail, et peuvent être transmis de génération en génération. Certains habillements sont vieux de plus de cent ans. Les Sauk (Sac et Fox) de l'Oklahoma, habitant près de Stroud, tiennent leur pow-wow annuel tôt en juillet sur leur «Dance Ground». Les Mesquakie organisent le leur chaque été à Old Battleground, près de Tama, en Iowa. Les allochtones sont invités à assister à ces événements.








A l'origine, le Pow-Wow avait une signification sociale. Les Indiens vivaient en petites bandes nomades pour économiser les ressources naturelles. L'été venu, les différentes tribus se retrouvaient lors d'un grand rassemblement : les chefs réglaient les affaires tribales et de nombreuses unions étaient contractées. La Danse du Soleil, les parrainages, l'attribution de noms indiens étaient autant de rituels célébrés à cette occasion.


Aujourd'hui encore et plus que jamais puisque c'est une façon de renouer avec ces traditions, des Pow-Wow se déroulent tous les week-ends, soit aux Etats-Unis, soit au Canada. Ils peuvent être à caractère tribal ou intertribal.








Il existe actuellement 3 sortes de Pow-Wow, soit :
* Le Pow-Wow compétitif lors duquel chaque danseur est identifié par un numéro, le but étant de définir le plus beau costume et le meilleur danseur de chaque catégorie.
* Les Pow-Wow spirituels sont effectués notamment lors de certains rituels de guérison ou lorsque qu'une tribu à une demande spéciale à faire aux esprits.

* Le Pow-Wow socioculturel où tous les danseurs, à quelque catégorie qu'ils appartiennent, dansent pour le plaisir, favorisant ainsi les rencontres et le partage entre les différentes nations et tribus.


# Postato sabato 11 agosto 2007 17:29

Modificato sabato 11 agosto 2007 17:57

QUINZE CHEVAUX ( POÊME )




Quinze chevaux ont été montés ce jour
À travers l'herbe dansante de la grande prairie ouverte
Chaque crinière de cheval était tachetée d'argent
Par les doux rayons d'or de Grand-Mère Soleil
Les guerriers courageux ont gardé leur pas
Pas sûrs du destin auquel ils auraient à faire face
Les sabots des courageux chevaux de guerre ont tonné
Jusqu'au village de l'ennemi et au-delà
La veille ils avaient dansé et prié,
Chanté leurs chants de mort avant l'incursion
Les guerriers se sont peint le visage, et décoré les poneys de peinture,
Ornées leurs crinières et leurs queues avec des plumes d'aigle.
Les femmes ont dit leurs adieux,
En priant le Grand Esprit de les guider vers le retour
Les cris, les pleurs, et les hululements sont venus à la lumière du matin
Quand les guerriers ont fait cercle et sont partis au combat.
Sans jamais savoir lesquels de leurs hommes pourraient tomber,
Prenant ce voyage fatidique au monde des esprits
Sachant que leur sol sacré et leur terre de chasse
Doivent être protégés, la survie, les esprits ont appelé.
Les guerriers étaient peints, chacun en fonction de son rang
Boucliers, lances, flèches, et arcs
Les sachets de médecine noués autour de leurs cous, prêts
À défendre et chérir le don de la Mère Terre
Le moment était venu, la tribu envahissante proche
Les sabots ont tonné sur la crête des falaises
L'ennemi en bas a couru vers ses armes et montures.
Les flèches étaient fichées, tout était prêt
Pour que la bataille commence au signal du lever d'une hampe
Les flèches ont volé, des clubs de guerre ont été soulevés, des boucliers,
des lances – tout a bien fait son travail contre les foules ennemies,
pendant que les plumes et les perles des insignes de guerre brillaient.
La poussière a volé, la terre trempée de rouge.
Les guerriers s'aplatissant sur leurs chevaux courageux
Employant des boucliers tout en tirant des volées de flèches
par-dessous des cous de leurs montures guerrières.
Les chevaux courageux de guerre galopaient avec un bruit de tonnerre
Chacun s'acquittant de leur devoir et contrat
les cris de guerre des guerriers retentissaient, forts et hauts
Des chants de mort étaient entendues tant que certaines sont montées
Le créateur a regardé vers en bas ce jour-là
Les esprits se sont réunis, décidant qui vivrait
Et qui mourrait, qui gagnerait, qui perdrait
pendant que la tradition a étendu une main sur cette terre.
La bataille s'est poursuivie dans le milieu de l'après-midi
Pas de morts ce jour, mais beaucoup de blessés
L'ennemi a battu en retraite, portant ses morts
Ils avaient gagné ce jour, du moins pour l'instant
Leurs terres sacrées étaient sauvegardées,
et les terrains de chasse protégés
Sanglants, poussiéreux, las, et stupéfaits
Le cheval de guerre courageux les a ramenés à la maison.
Cette nuit au village, le feu brûla clair
Un coureur est venu apportant les nouvelles
Toutes les femmes ont couru, pour retrouver leur homme,
Et pour voir s'il allait rentrer,
Ou si les esprits l'avaient emporté aux loges plumées là-haut
Les femmes ont ululé haut et longtemps
en courant vers leurs hommes les voyant de retour
Des sourires et du soulagement, elles se sont occupées des faibles.
Chaque guerrier est revenu cette nuit,
la journée s'est racontée autour de la lumière du feu
Un grand festin a été préparé, les blessés soignés
Pour l'instant ils étaient sains et saufs
Mais savaient toujours qu'un autre ennemi viendrait
Une autre bataille, un autre jour
Hoka Hey!!
C'est un beau jour pour mourir !

# Postato sabato 11 agosto 2007 14:02

Modificato sabato 11 agosto 2007 14:12

LAKOTA

LAKOTA
Le LAKOTA, deuxième langue amérindienne après le Navajo, est la langue des Sioux des Plaines, Tetons ou Sioux de l'Ouest.

Comme toutes les langues à tradition orale, elle s'est codifiée en même temps que l'apparition de documents écrits comme les journaux, les transcriptions de légendes, puis les romans, essais et nouvelles.

Les missionnaires en leur temps ont également conribué à en faire une langue écrite à part entière en établissant des dictionnaires et des grammaires, mais toujours en anglais.

Au XIX e siècle, le plus célèbre d'entre eux, Stephen Return Riggs, redigea les principaux ouvrages de grammaire lakota. Son travail a été complété au début du siècle par le père Jésuite Buechel (plus d'information dans le livre "La réserve").

Le lakota, au gré des influences et des contacts avec d'autres cultures (autres tribus et, dans une moindre mesure, Euro-Américains), a toujours évolué, empruntant des mots, construisant dans le langage de nouvelles associations d'idées. Par exemple, horloge se dit mazaskanskan, c'est-à-dire "le fer qui bouge", ou encore, le mot "kukuse", qui a directement dérivé du français "cochon".



# Postato sabato 11 agosto 2007 13:43

L ' ART AMERINDIEN

                                                          L ' ART    AMERINDIEN


Pour vivre et prospérer il suffisait aux Indiens de respecter la nature.

" Le monde est une bibliothèque dont les livres sont les pierres, les feuilles, l'herbe, les ruisseaux et les animaux."

Cette relation avec la nature a influencé l'art des Indiens.
Si les premières représentations qu'ils conçoivent sont figuratives, très vite leur art va devenir hautement stylisé. Pour eux, tout est symbole dans l'univers et l'art est une façon de capter les formes éternelles qui se camouflent sous l'apparence des objets et des êtres.
Chaque figure, chaque couleur qui ornent les habitations et les visages des Indiens ont une signification très précise:
Dans le bleu, il y a l'eau et le ciel, dans le vert, la chaleur qui fait épanouir la prairie.

Les oeuvres d'art n'ont pu être daté qu'à partir de 1850 car la plupart des ouvrages plus anciens sont tombés depuis longtemps dans l'oubli soit délabrés, soit détruits par la nature ou la main de l'homme.

Le plus grand talent de l'Indien était son habileté à s'adapter rapidement au milieu dans lequel il se trouvait et de tirer le plus grand avantage esthétique des ressources de cet entourage.
Il n'existe presque pas de domaine dans lequel il n'ait pas réussi à s'accommoder.
L'Indien avait l'ambition de mener une vie agréable et le souhait de satisfaire son besoin de paix spirituelle, de sécurité familiale et d'enrichissement de l'âme.

Pour réaliser ces oeuvres d'art, l'Indien utilisait différents matériaux: bois, os, métal, ivoire, textiles. L'ivoire dont la beauté est reconnue, était considéré comme un matériau précieux et sculpté en formes multiples.
Certaines créations sont incrustées de nacre ou de métal et ornées de dessins. Ces réalisations ont un but représentatif. A l'origine, elles accentuaient la richesse ou le rang social de leurs propriétaires.



L'usage d'un grand nombre de masques au cours des cérémonies, soit à des fins religieuses courantes, soit afin de souligner la puissance sociale ou le prestige est fort connu.
Ils représentaient souvent des personnages légendaires ou personnifiaient des êtres mythologiques.



Dans la région du Nord-Ouest, la création la plus célèbre fut celle des grands mâts totémiques peints et sculptés dont certains atteignent une hauteur de 24m.
La plupart date de 1825.
La profusion d'arbres grands et droits, dont le bois était propice à la sculpture a permis aux Indiens de sculpter l'histoire de leurs familles. Ils combinent l'histoire des ancêtres, la lignée du clan et les narrations historiques en une seule représentation artistique.
Plus au Sud, dans les territoires où vivaient les Indiens d'Oregon et de Californie, la majeure partie des objets d'art que l'on trouve dans cette région ont été inspirés par l'abondant sous-bois de broussailles et de verges qui donna naissance à une fine vannerie, de laquelle proviennent quelques uns des plus beaux récipients d'osier tressé du monde.
On rencontre ici une quantité infinie de dessins et de styles.
Le développement de la région du pacifique attira d'autres émigrants dans les grandes prairies de l'Ouest où ils vécurent l'âge d'or grâce à l'apparition du cheval.
Le cheval leur accordât la liberté de mouvement, une force militaire et le support économique sur lesquels pouvait être basé un développement culturel.
La combinaison d'un talent naturel et la disponibilité d'objets commerciaux facilitèrent l'exécution de vêtements pleins d'attraits: robes, chemises, mocassins, jambières, gilets, ceintures, cravates, sacs...
La couleur n'a plus aucun mystère pour l'Indien de la prairie.
Ses vêtements en daim sont peints, les motifs en perles combinés avec les soies teintées offrent un fort contraste. Ils sont souvent agrémentés de franges faites avec des soies de porc-épic, de poils de cerfs, de grelots en cuivre, de rubans.
L'introduction de soies et de satins chatoyants donna aux ouvrières indiennes la possibilité de créer un grand nombre de nouvelles techniques décoratives.
Plus à l'Est, c'est aussi la forêt qui fournit aux Indiens le matériel nécessaire à la plupart de leurs oeuvres. C'est de bois que se servirent les Iroquois afin de créer un groupe important de masques représentant des esprits mythologiques.
La célèbre massue en forme de balle tête, si familière aux anciens voyageurs de l'Est, est un véritable chef-d'oeuvre d'une forme et d'une harmonie remarquables.
Un contraste de couleurs était obtenu par l'incrustation de perles et de morceaux de coquillages.
Leurs ouvrages en maroquinerie font l'objet d'une grande recherche.
Les Indiens sont les seuls au monde à employer des piquants de porc-épic et des tuyaux de plumes afin d'obtenir des dessins à motifs très précis.
Souvent combinés avec des coquillages ou plus tard des perles venant du commerce, ils donnaient aux costumes et aux outils de l'Indien de la prairie et des pays forestiers des coloris extraordinaires.
Les voyageurs qui traversaient l'Amérique du Nord furent éblouis par la beauté de ces costumes. Malheureusement, par l'irrespect de leur culture et de leur art, ce qui survécut est minime. Il nous reste, hélas!, qu'une faible lueur d'une époque aujourd'hui complètement disparue.
Un autre matériel utilisé à des fins décoratives est l'écorce d'orme. Elle était employé pour la fabrication de récipients, en raclant la surface afin d'obtenir un contraste avec la couche inférieure.
La partie Sud-Ouest des Etats-Unis, en particulier l'Arizona et le Nouveau Mexique, est le seul domaine en Amérique du Nord où les arts ethniques possèdent encore une force "vibrante". Ici, presque tout art indigène connu pour avoir été d'usage autrefois est encore pratiqué.
Autrefois, pour tisser, on employait le coton du pays; l'introduction du mouton rendit la fabrication de textiles de laine possible. Ce sont les Navajos qui ont obtenu les plus grands résultats dans cet art: couleur, dessin et variété du tissage.
Leurs textiles s'étendent de l'épais et lourd tapis jusqu'aux couvertures aux filages et tissage serrés, d'une étonnante finesse.
Les Navajos sont excellents aussi dans le travail de l'argent. Cet art, dont ils apprirent les secrets vers le milieu du XIXe siècle en observant les métallurgistes mexicains, les a rendus célèbres dans le monde entier, et il constitue leur principal corps de métier et leur plus grande source de revenus.

A notre époque, la vannerie est surtout pratiquée par les Hopis, les Apaches et les Pimas.
C'est dans le domaine de la céramique que furent crées et que demeurent les oeuvres les plus remarquables. Le décor possède une certaine ressemblance avec l'appliqué, technique également employée pour la décoration des poupées Katchinas, si connues et si appréciées par les collectionneurs du monde entier.


Tous les arts du Sud-Ouest offrent une richesse de mouvement, de vie et de couleur, exprimée d'une façon absolument individuelle, et ils ont pour la plupart une longue tradition qui remonte généralement jusqu'à la préhistoire.
Plus récemment s'est développée l'école contemporaine de l'aquarelle. Mais dans le Sud-Ouest, la coutume de peindre en couleurs mates sur une surface d'argile remonte à des temps préhistoriques.

Collection L'ART DU MONDE " L' Amérique précolombienne"
de Ferdinand Anton et Frederick J . Dockstader.
Editions Rencontre - Lausanne.


" Pour nous l'art est sacré. Nous respectons les objets que nous faisons. Nous ne les faisons pas pour les vendre. C'est la même chose pour nos statuettes Katchinas, elles sont destinées à éduquer nos enfants.
Grâce à elles, ils peuvent comprendre notre religion. Les Blancs nous ont transformé dans notre art. Il est devenu décoratif. Nous ne savons faire que ce qu'on attend de vous. "


La paroi des pots en argile est façonnée uniquement à la main ( par plaques ou boudins assemblés ). Lorsque le vase est sec. Le potier gratte la surface puis applique l'engobe fait d'un mélange d'argile et d'eau pour donner la couleur et enfin ponce avec un silex .
Les motifs traditionnels sont peints à l'aide d'un pinceau en fibre de yucca.
Chaque tribu a sa couleur.
Quand le vase est achevé, il est cuit dans un four constitué d'un tas de bouses de vache et de mouton. Tout est recouvert de bouses. Le feu est allumé le matin quand le vent est faible pour que les flammes ne soient pas trop fortes.
La cuisson dure seulement une heure et demie.
Quand il ne reste que des cendres, elles sont écartées et le vase dégagé refroidit.
Il servira probablement à transporter du maïs, de la farine, de l'eau.



# Postato sabato 11 agosto 2007 13:05

Modificato sabato 11 agosto 2007 13:17

Même notre corps physique ne peut nous contenir

Nous les saints hommes,savons qui nous sommes.
Nous avons une image de nous-mêmes très claire .
Je ne le dis pas pour me vanter .C'est la vérité .
Nous savons que nous faisons partie de l'histoire des sioux et que , lorsque nous devenons de petits os creux , ce que les puissances supérieures peuvent opérer en nous et à travers nous dans le domaine spirituel est illimité .
Même notre corps physique ne peut nous contenir , parce que notre esprit peut en sortir et voyager .
Nous avons des rêves , des visions et des pensées fantastiques .
Cela commence dès notre enfance , et fait que nous sommes toujours prêts à être emmenés par WAKAN TANKA auxiliaires dans des lieux où ils nous montreront des choses que les autres , à cause de leur esprit borné , ne verrons peut-être jamais .
Le pouvoir que nous recevons est destiné à accomplir des guérisons physiques et spirituelles ,à prophétiser , à résoudre des problèmes et à retrouver des personnes ou des objets perdus .
Il sert aussi à répandre l'amour . Il sert aussi à assurer la paix et la fertilité .
Il n'est pas destiné à nous donner du pouvoir sur les autres , parce que la source du pouvoir , ce n'est pas nous .
Il vient en nous et coule en nous , les petits os creux , mais il appartient à WAKAN TANKA et aux auxiliaires .
Il sont la source , et c'est à eux que doit aller toute gratitude .





FRANK FOOLS CROW
chef cérémoniel des Sioux Tétons Lakotas

# Postato venerdì 10 agosto 2007 09:43

Modificato venerdì 10 agosto 2007 10:00